C’est à savoir

Aides régionales et responsabilité sociétale

L’éco-socio-conditionnalité monte en puissance

Pour 2011, tous les investissements matériels à partir d’un seuil de 2 millions d’euros obéissent à des critères d’éco-socio-conditionnalité. Il est vraisemblable que ce seuil sera abaissé au fil des ans. Il s’agit d’inciter les entreprises agroalimentaires à s’engager sur la voie de la responsabilité sociétale.

Isabelle GARDIEN, Chef du Service IAA, Conseil Régional d'Aquitaine

« La Région Aquitaine a fait le choix d’accompagner durablement un développement à long terme des entreprises agroalimentaires avec la prise en compte au-delà de l’aspect compétitivité, des composantes environnementales et sociétales dans sa politique d’accompagnement.

L’adoption par le Conseil Régional d’Aquitaine en mars 2011 d’un nouveau Règlement d’intervention régional en faveur des entreprises agroalimentaires a été l’occasion de mettre en place une nouvelle éco-socio-conditionnalité des aides pour les projets les plus importants.

Cette éco-socio-conditionnalité concerne dans un premier temps les projets d’investissements supérieurs à 2 millions d’euros. Préalablement à l’accompagnement financier de la Région, l’entreprise devra faire réaliser un diagnostic sur sa responsabilité sociétale par des experts externes qualifiés. Ce diagnostic permettra d’apprécier les pratiques et résultats de l’entreprise au regard de sa responsabilité sociétale et donc de sa contribution au développement durable, conforme ment aux lignes directrices de la norme internationale ISO 26000. Un plan de progrès devra également être défini afin d’inscrire cette démarche dans la durée avec une amélioration des pratiques.

L’objectif de ce diagnostic pour la Région Aquitaine est d’apprécier la responsabilité sociétale du bénéficiaire préalablement à un accompagnement public régional, et également d’inciter les entreprises agroalimentaires à s’engager sur cette voie par la mise en œuvre d’un plan de progrès.

La publication de la norme ISO 26000 apporte un cadre issu d’un large consensus international en définissant clairement les termes, les principes et les questions centrales de la responsabilité sociétale ainsi que la façon d’intégrer cette responsabilité sociétale. Il s’agit donc d’une démarche clairement définie et partagée sur laquelle la Région veut s’appuyer pour la mise en œuvre de l’éco-socio-conditionnalité des aides régionales. Par ailleurs, plusieurs outils sont aujourd’hui à la disposition des entreprises et permettent d’apporter une réponse adaptée a leur niveau de maturité comme l’évaluation AFAQ 26000 pour les plus structurées ou le diagnostic 3D expérimenté par les entreprises pionnières du Collectif 3D Aquitain ».

(Source newsletter 3D N° 5 de septembre 2011)

Appui aux investissements matériels

Coop de France Aquitaine accompagne les coopératives

Vous avez l’intention de construire une nouvelle usine, réaménager un site de production, installer un nouveau procédé et vous souhaitez investir durablement ! Coop de France Aquitaine accompagne les entreprises coopératives dans leur projet.

Dès la phase de conception, Laurent Lévêque, consultant de Coop de France Aquitaine, est au côté des entreprises pour aider à intégrer :

• les contraintes réglementaires en matière d’environnement : gestion des effluents, cantonnement des eaux d’extinction incendie, optimisation des consommations d’eau et d’énergie, rubriques ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement), etc.

• les contraintes réglementaires et des référentiels de la distribution IFS et BRC en matière de sécurité des denrées alimentaires : choix des matériaux en contact avec les denrées alimentaires, flux des produits/personnes/fluides/déchets, facilité de nettoyage, etc.

• les contraintes réglementaires en matière de Sécurité & Santé au Travail : issues de secours, organisation des plans de circulation et d’évacuation, évacuation de fumées, sécurité machine, aménagement des postes de travail, etc.

• les objectifs de productivité en éliminant les opérations à valeur non ajoutée (déplacement de salariés, manutention de produit, organisation du travail, etc.) tout en intégrant la qualité de vie au travail des opérateurs.

Cette prestation d’appui se déroule sur 4 à 6 demi-journées, depuis la phase d’établissement des plans jusqu’à la réception des installations.

Contact : Laurent Lévêque

Tél. : 06 08 95 84 96

Guide pratique

« Réussir un projet de méthanisation territoriale et multipartenarial »

 

 


Ce guide pratique réalisé en partenariat avec la Fncuma et  l’association AILE a vocation à encourager le développement de la méthanisation collective agricole et à donner les moyens aux partenaires de construire des projets durables et structurants pour les territoires.

Il s’adresse à tous : coopératives, agriculteurs, élus locaux, collectivités, industriels, associations…


Pédagogique et opérationnel, il accompagne les porteurs de projets, de la naissance de l’idée et du montage partenarial jusqu’à la réalisation au niveau administratif, juridique, technique... La lecture est facilitée par des onglets qui permettent d’accéder rapidement aux différentes parties et notamment à une boîte à outils composée de fiches repères, de cas types, exemples concrets de projets multipartenariaux d’ores et déjà réalisés en France.

Pour se procurer le guide :

coralie.mialon@coopdefrance.coop
 

PARTENAIRE

L’IFRIA

Institut de formation régional des industries alimentaires d’Aquitaine

 

LA BOÎTE À OUTILS « FORMATION »
DES ENTREPRISES ALIMENTAIRES

 

Au-delà de sa mission première, la formation professionnelle initiale dans la filière alimentaire aquitaine, l’IFRIA a engagé depuis deux ans des actions de formation pour développer la qualification au cœur même des équipes dans les entreprises de l’agroalimentaire. Comme toujours, la clé de voûte est l’alternance.

Ce nouveau parcours de professionnalisation PASS IFRIA, initié en Bretagne, permet d’accueillir les nouveaux salariés, de leur apporter une connaissance et une culture de l’entreprise. Cela a été réalisé par exemple chez Bigard, sur les métiers de l’abattage et de la transformation de la viande ou plus récemment en Corrèze, chez Charal où le premier Pass a intégré 11 personnes, dont 9 embauchées en CDI par la suite.

Ce parcours de six mois (150 heures de formation) sur le mode de l’alternance est organisé pour des petits groupes de 8 à 12 personnes. Nouveaux dans l’entreprise, intérimaires, les stagiaires apprennent « de la connaissance anatomique de base des animaux à… l’affûtage des couteaux » en passant par la formation à la découpe. Un tutorat est mis en place dans l’entreprise. Ce type de stage permet de répondre aux besoins des premiers niveaux de salariat avec des parcours adaptés aux métiers même de l’entreprise. « Cela demande beaucoup de suivi, une présence importante, des tuteurs et une direction impliquée», insiste Vincent Cherel, directeur de l’IFRIA depuis sa création, en 2003.

L’IFRIA déploie ce modèle vers d’autres secteurs, pour des conducteurs de machines aux Caves de Landiras (Gironde) par exemple : sur 16 stagiaires, 12 ont été embauchés en CDI.

Outre ces contrats de professionnalisation, l’IFRIA monte des opérations avec les pouvoirs publics, la Région ou Pôle emploi (chez LU notamment).

 

Un CFA sans murs

Dans le cadre de sa mission première, la formation initiale par apprentissage, l’IFRIA développe ses formations autour de 4 axes : les métiers de la production en premier lieu, mais aussi la maintenance, la logistique et plus récemment, le commerce.

Aujourd’hui, l’institut propose des offres qui couvrent tous les niveaux : du CAP au Bac + 4. Avec le projet, à la rentrée 2012, d’ouvrir un titre d’ingénieur, en jouant toujours sur la pédagogie de l’alternance.

« C’est un CFA sans murs », souligne Vincent Cherel. « Nos apprentis sont chez des partenaires pédagogiques ». L’IFRIA a conventionné avec 6 établissements, qui dépendent aussi bien de l’Éducation Nationale que du Ministère de l’Agriculture, voire sous d’autres statuts.

Cette rentrée 2011, quelque 130 apprentis sont en formation sur toute l’Aquitaine, essentiellement des Aquitains d’ailleurs. Avec une progression de 20% cette année et un objectif de 200 jeunes en formation en 2015. Depuis la création de l’IFRIA, le total atteint 420 jeunes

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le taux de réussite aux examens d’abord : 95 à 96%. À 3 mois, 45% des diplômés entrent dans les entreprises en emploi direct, autant poursuivent leurs études.

 

Concrètement

« Une entreprise a un besoin en maintenance. Nous valorisons cette offre en lui proposant un jeune qui corresponde à son attente », explique Vincent Cherel. La clé de la réussite d’un apprentissage, c’est un bon « mariage ». Là encore, le faible taux de rupture des contrats est un bon indicateur : de l’ordre de 4%, contre 20% tous secteurs confondus.

L’IFRIA accompagne les jeunes et les forme « aux métiers de chaque entreprise ». Le suivi est important : pas moins de 3 visites par jeune et par an !

« Il faut que l’on aille chercher le jeune », précise Vincent Cherel qui pointe les difficultés pour trouver des jeunes en Bac Pro sur les métiers de la production. Reste à réussir son intégration dans l’entreprise.

L’IFRIA fait une présélection et propose plusieurs CV au chef d’entreprise qui fait un « vrai entretien de recrutement ».

Dans une branche d’activité qui emploie 30 000 salariés, la culture de l’apprentissage est encore récente. Elle ouvre des perspectives aux entreprises qui recherchent des personnels qualifiés, répondant à leurs besoins et capables de s’intégrer très vite auprès des équipes en place.

 

IFRIA Aquitaine

Tél. : 05 56 38 38 08. Fax : 05 56 37 32 48

Courriel : contact@ifria-aquitaine.fr

www.ifria-aquitaine.fr

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